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Jacques Dossogne, est né le 5 août 1934 à Andenne, dans le quartier d’Horseilles. Cette fidélité à ses racines, à son quartier et à sa ville est l’un des axes majeurs de son oeuvre poétique. Son oncle a travaillé aux carrières de Seilles où il fut le compagnon de travail de Jean Tousseul. Sa mort brutale et accidentelle est d’ailleurs relatée par ce dernier dans le cycle de Jean Clarambaux. Autodidacte, né dans un milieu modeste et fier de l’être, Jacques Dossogne obtint le certificat de fin d’études de l’école A.B.C. de Paris, en 1962, section Cours de rédaction littéraire, administravie et commerciale. Encouragé dans sa vocation poétique par Léopold Goffin, Jacques Dossogne éditera quatre recueils de poésies et un roman. Il a fait son entrée en littérature et en poésie avec une collaboration à la revue « Falaise« , revue de la jeune littérature française du Hainaut. Ce mouvement devait devenir plus tard Les jeunesses culturelles de Wallonie dont il assurera le secrétariat dans les années cinquante. Il collaborera également à de nombreux périodiques, notamment aux revues Wallonie libre, La pensée wallone, La lettre de l’union des écrivains et artistes et Reflets de chez nous, La revue de l’Association des écrivains wallons et dialectaux francophones. Jacques Dossogne a reçu Le Grand Prix de la Semois, grand prix littéraire de Wallonie, 1972. Il obtint aussi La Lyre d’or en 1972 de l’Académie du disque de poésie de Paris, où un jury présidé par Jacques Prévert et Aragon distingua le très beau poème. La condition humaine, c’est bien là le thème central de l’oeuvre de Jacques Dossogne dont une certaine naïveté, une pureté d’enfant, vient augmenter le lyrisme et la générosité. Et cette condition humaine, expérimentée dans l’espace clos d’une ville, dans quel autre espace trouve-t-elle le mieux son illustration, si ce n’est dans le poète lui-même, qui oscille sans cesse entre le pessimisme lucide et la joir gratuite et simple. (Voir l’article concernant cette personne dans le livre Andenne Le Temps des Libertés 1875 – 1975, pp.347-348).
Manque actuellement dans la bibliographie accessible:
Le jour du péché. Roman. Bruxelles: De Meyère
Discographie:
Anthologie des meilleurs poèmes à dire.
Paris: Académie du disque de poésie – 14 rue Mounet-Sully, 75020 Paris.

Il y a également 4 documents PDF dans ce dossier

Andenne, un poète dans la ville.

Recueil de poésie, préface de R.P. Joseph Boly. Andenne, Imprimerie Lallemend, s.d.

Les gens de chez nous.

Recueil de poésies, préface d'André Defoux, postface de Dolly Berger. Andenne, Imprimerie Lallemend, s.d.

Les violons de Verlaine.

Recueil de poésies, préface du R.P. Boly. Andenne, 1985.

Le temps de croire, ou les herbes de la Saint-Jean.

Recueil de poésies, préface de Dolly Berger, postface d'André Hastir. Wépion, Editions Marlagne, 1975.

4 Commentaires

  1. Lagneau

    Mon ami P8 Jaques,
    Quelqu’un a-t’il déjà lu « Le trou dans l’eau »? Il l’avait offert à Marcel

  2. BEAUMONT Michel

    Il faisait partie de ma famille. il m’avait dédicacé son livre  » le temps de croire « .
    Souvenirs et merci.
    Michel

  3. BEAUMONT

    Je me souviens du petit jardin d’Andenne et de ses groseilliers,et de Mimi la maman de Jacques, adorable de gentillesse,de ses tartes sublimes de délices. Je me souviens de Jacques et de sa pipe à la Brassens, de sa gentillesse et de sa paix, j’étais petit garçon vivant en France, mais né en Belgique. Aujourd’hui j’ai 73 ans, je vis pas loin de la Saône, je n’ai pas oublié la Meuse, ni Jacques, ni Mimi.

  4. Borlée

    On n’est toujours reconnu comme un génie qu’après sa mort.
    Jacques en fait partie, fin des années 60 je le croisais plusieurs fois par semaine habitant dans la même rue il était le personnage énigmatique qui intriguait les gens de part ses vers poétique sortit de nulle part.
    Il m’arrêtait en pleine rue pour me déclamer son dernier poème auquel parfois je ne comprenais rien mais qui rimait avec tendresse.
    Il me tendait souvent des bouts de papiers sur lequel il avait griffonné des vers en me demandant de lui dire ultérieurement mon avis.
    Jacques me disait souvent être sujet a de maux de tête permanent la nuit ce qui l’empêchait de dormir mais qui lui donnait cette inspiration d’écrire et de créer ses poèmes.
    Il faut avouer que beaucoup de personne pensait que Jacques n’avait pas tout ses moyen….
    Et pourtant, après ses premiers recueils en feuille agrafé qui devinrent vite son premier livre il fallut reconnaître en lui un don, celui de jongler avec les mots.
    J’ai quitté Andenne en 1978 et perdu de vue ce personnage, grâce a « Andanna « de nombreux souvenirs font surface.

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