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Joseph Auguste Athanase Parent, est né à Sclayn le 22 janvier 1905.
Il est le fils unique d’un instituteur: Athanase Joseph  et de Marie Alphonsine Aline Charlotte Painsmaye.
Après de brillantes études de médecine, il s’installa comme médecin-traitant à la sortie du village. Il faisait également office de dentiste et collaborait régulièrement avec la clinique Sainte Barbe de la Vilette, gérée par les Soeurs de la charité.
Rappelé dès le premier jour de  la  mobilisation, en mai 1940, il fut affecté dans une unité sanitaire près de Bruxelles, où il prodigua des soins aux nombreux soldats malades qui y arrivaient journellement.
Le 10 mai, il fut chargé, par le commandement supérieur, de convoyer, tout en les soignant, les grands blessés des lignes aux arrières. Ceux-ci, constamment bombardés, exigeaient un cadre brave et des médecins courageux. Le lieutenant Parent fut de ceux-là.
Le Docteur Parent présida le Comite d’Aide aux Prisonniers de guerre de Sclayn.
” Nom de Dieu, que c’est dur de crever “ , tels furent les derniers mots de ce  fils d’une famille très chrétienne, lorsqu’il fut assassiné, probablement par des rexistes, à son domicile de Sclayn, à l’age de 38 ans, le 9 octobre 1943 à zéro heure et demi. Ecouter ici le témoignage précis et poignant de Maurice Delisée, qui l’a vu mourir et l’a accompagné dans ses derniers moments.
Le 12 octobre 1943, toute la population de Sclayn s’était rassemblée devant l’église Saint Maurice pour lui rendre un dernier hommage.
Ses compagnons de la clandestinité le portèrent jusqu’à sa dernière demeure exprimant tous une profonde émotion et un recueillement digne de celui qui les quittait.
C’est l’ instituteur du village, Monsieur Charles Rigot, également porte-parole du Comité d’Aide aux Prisonniers qui prononça l’éloge funèbre, au nom des anciens Combattants.
On ignore le motif pour lequel son nom ne figura pas sur le monument aux morts, mais en souvenir de sa mémoire, on baptisa la rue où il habitait, de son nom.
Un hommage posthume lui fut rendu le  21 juillet 1947. Voir les discours prononcés par Messieurs Jules Laboureur et Charles Rigot, responsables des prisonniers de guerre de Sclayn.
Le docteur Parent est inhumé au cimetière de Sclayn.
(Cet article à été présenté sur le site Sclayn, hier et aujourd’hui)

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Discours

Discours prononcé par Monsieur Charles Rigot, aux funérailles du Docteur Parent, le 12 octobre 1943.

Discours

Discours prononcé par Monsieur Jules Laboureur, à la mémoire du Docteur Parent, le 21 juillet 1947.

Le Docteur Parent est assassiné.

Extrait de l'ouvrage de Denis Libois, Mon village natal, pp.308-309.

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