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Echevin honoraire de la Ville d’Andenne – Président d’Archéologie andennaise.

A la fusion des Communes, en 1977, les anciennes entités n’avaient presque pas investi dans la culture à part deux bibliothèques. Les collèges accordaient une attention aux associations en leur accordant annuellement des subsides. Certains échevins œuvraient dans 3 comités culturels : Henri Salesse à Andenne, Léon Malisoux à Seilles et Pierre Tonneau avec Animation namèchoise. En dehors de ceci rien.
Autant dire que tout restait à construire. La tâche était grande alors que Jean Maes ne pouvait compter pour le seconder que d’un bibliothécaire détaché à mi-temps et d’une secrétaire.
Pour pallier à la modicité des budgets de fonctionnement, il recourut à une astuce : la fondation de deux ASBL directement reconnues et subsidiées par le Ministère de la Culture : le Centre d’expression et de Créativité et Animation culturelle andennaise. Il n’était pas question de développer des projets spectaculaires dans ce cadre limité tant en personnel que financier. Il ne fallait pas disperser les efforts. Cela passait en une répartition équilibrée entre le travail du Service de la Culture d’une part et celui des associations d’autre part. C’est ainsi que la diffusion culturelle (spectacles des arts de la scène, exposition,…) continuait à être assumée par les 3 comités culturels locaux notamment tandis que les 2 associations para-échevinales privilégiaient l’animation culturelle. La priorité fut donc donnée clairement à l’éducation permanente. Les Andennais des enfants aux personnes du 3e âge devenaient acteurs de la culture, à travers des ateliers d’expression, plutôt que spectateurs.
Dans cette philosophie d’action, furent développés, au sein du CEC notamment
– Des ateliers d’expression pour enfants et adultes
– Deux maisons de jeunes : Horizon à Andenne et La Capsule à Namèche
– Trois ludothèques (Andenne, Seilles, Namèche)
– Un centre de rencontre pour adolescents à Andenne
– Trois terrains d’aventure.
– Les premières séances d’Exploration du Monde
Avec une telle palette d’activités, le CEC d’Andenne était devenu en 7 ans l’un des plus importants de Wallonie. Dans l’idée de Jean Maes, le but de ce développement était d’amener à persuader la Ville de créer un organisme plus important et mieux adapté (du moins le pensions-nous à l’époque) : un foyer socio-culturel. Cette association fut reconnue directement en 1986 par le Ministère de la Communauté française. Elle permit de jeter les bases de son développement avec l’ engagement d’un animateur culturel à plein temps et d’une secrétaire.
Un autre axe innovant de la politique de Jean Maes fut un nouveau fonctionnement dans les relations avec les associations : mieux que des subsides, la Ville accorderaient désormais des aides-services. Dans ce cadre, une attention particulière fut apportée aux nouvelles associations. Combien d’associations n’ont-elles pas bénéficié d’un coup de pouce au début : club de danses de Sclayn, Poési à Andenne, le club de peinture, le vidéo-club, les premiers cours d’alphabétisation pour n’en citer que quelques-uns.
Tous ces projets demandaient des infrastructures. Et ce fut, sous les 2 mandats de Jean Maes, la construction de la salle des fêtes d’Andenelle et la rénovation de l’ancienne conciergerie, le foyer Jules Bodart à Namèche, la rénovation de la salle de spectacle de l’hôtel de Ville, l’acquisition deux maisons, rue Delcourt, la construction d’un bâtiment pour « Archéologie andennaise », la rénovation du 3, rue des Écoles à Seilles. Et j’en oublie certainement.
Jean Maes donna un essor nouveau d’abord en nommant de Robert Mordant au titre de conservateur et ensuite en développant son personnel.
En qualité d’échevin de l’environnement, Jean Maes créa l’association « Mieux Vivre à Andenne » chargée notamment de l’entretien des sentiers touristiques et la « Journée de l’Arbre ».
En matière d’urbanisme, on lui doit –dès 1986- l’idée de mixité sociale : l’idée était de réserver dans les nouveaux quartiers un terrain sur dix pour y construire une habitation sociale.
Enfin, Jean Maes, et c’est le projet auquel il fut le plus attaché – jusqu’à ses derniers jours – fut le développement des travaux scientifiques à la grotte préhistorique Scladina dont il présida aux destinées à travers l’ASBL « Archéologie andennaise ».
Lorsqu’il lui succédât, Pierre Tonneau trouva des voies bien tracées et des projets qu’il sut admirablement développer : le centre culturel installé dans la nouvelle salle polyvalente et le développement de la bibliothèque communale dans de nouveaux locaux pour ne citer que deux projets qui resteront.
Un rappel de l’action de Jean Maes est un hommage sans doute utile vu que les paroles de reconnaissance qui lui étaient dues ne vinrent que tardivement.

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