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2 Commentaires

  1. Madeleine TASSET

    Je me souviens que dans les années 1935/40 il y avait aussi un coiffeur Place des Tilleuls entre chez Dolly Berger et le plombier M. Deschamps.
    J’ai bien son visage en tète mais ne sais pas son nom…ou du moins je ne le sais plus !

  2. Marc Moisse

    A propos de la personnalité de Gustave Defnet qui donna son nom à la rue, l’on trouve dans la “Biographie Nationale” cette notice :

    DEFNET (Gustave), homme politique, né à Namur le 25 décembre 1858, y décédé le 14 mai 1904. Figure la plus marquante du socialisme namurois avant 1914, Defnet en fut le vrai fondateur et se révéla le créateur d’œuvres régionales à caractères coopératifs. Il exerça d’importantes activités à la direction du Parti ouvrier, au sein de congrès socialistes, à la Chambre des représentants, au conseil communal de Saint-Gilles. Il fut le rédacteur de plusieurs journaux. Fils d’un modeste cordonnier de la rue de la Cloche, à Namur, Defnet subit les difficiles conditions de l’existence. Après des études à l’école communale de sa ville natale, il entra, à l’âge de quatorze ans, en qualité d’apprenti typographe aux ateliers du journal namurois L’Opinion libérale. Son apprentissage terminé, il travailla à Bruxelles, à l’imprimerie de la Veuve Vanderauwera, rue de la Sablonnière. Dès cette époque, il s’occupait déjà de politique et de questions philosophiques. Il se fit inscrire au groupe des Cosmopolitains et, en 1877, il participa à la grève des typographes. Incorporé au I e r régiment des chasseurs à pied et promu rapidement au grade de sous-officier, il termina sa carrière militaire en qualité de secrétaire du lieutenant-colonel De Haes, commandant le camp de BeverJo. Rentré dans la vie civile, Defnet chercha à exploiter son métier, mais il n’obtint que des emplois temporaires et cela le décida à tenter sa chance à Lille, puis à Paris. Il y exerça les emplois de typographe et de correcteur d’imprimerie auprès de journaux à tendance radicale et puis socialiste. Il se mêla à l’œuvre des socialistes français, s’assimila leurs idées et s’initia à leur art oratoire. On le vit revenir en Belgique, en 1882, pour participer aux grandes manœuvres dans la province de Luxembourg. Marié, il s’installa à nouveau à Namur et reprit des activités au journal libéral. Defnet, qui s’intéressait aux conditions de vie des classes laborieuses, ne trouvait pas, dans le programme d’action des libéraux de l’époque, les possibilités d’émancipation auxquelles il rêvait. Après un essai infructueux de grouper les typographes au sein d’un syndicat, il quitta Namur et prit du travail à Givet. En ces années, dans l’agglomération bruxelloise, se préparaient les fondements d’une organisation démocratique, telle que l’exigeaient les revendications ouvrières. Defnet s’y rendit et se fixa à Saint-Gilles. On est en 1884. Après quelques mois de travail, chez l’imprimeur
    Edouard Mahieu, il entre dans l’équipe du journal La Réforme qui se constituait. Assidu des meetings, excellent propagandiste, Defnet devint membre fondateur, en 1885, puis secrétaire général du Parti ouvrier en 1889. Il allait donner la pleine mesure de ses qualités d’initiative et d’organisateur. Sur le plan syndical, il fonda la Ligue ouvrière bruxelloise et l’Association libre des typographes, dont il tint le secrétariat. Il sera le président de la première Fédération typographique belge. Autodidacte complet, doué d’un style alerte et incisif, il collabore à la rédaction des journaux La Voix du Peuple, L’Ëcho du Peuple et Le Peuple, et aux Almanacks du Peuple. C’est, en 1892, qu’il devint secrétaire du Conseil d’administration de la Maison du Peuple de Bruxelles. Entretemps, le Parti ouvrier demandait la revision constitutionnelle en vue d’obtenir le suffrage universel. En avril 1890, au parc de Saint-Gilles, sous l’impulsion de Defnet, s’organisa la grande manifestation de masse qui réunit près de cent mille hommes faisant le serment de n’avoir ni trêve ni repos avant d’avoir conquis le suffrage universel. Le gouvernement se rallia à l’adoption du régime plural. Aux élections de 1894, vingt-six socialistes furent élus députés. Parmi eux, Defnet représentait l’arrondissement de Namur. A son entrée au Parlement, les interpellations, la discussion des budgets, les propositions de loi furent le propre de ses interventions. Dès la première session, il proposa la révision du bail à ferme, puis déposa un projet sur la loi des prud’hommes et sur celle de la chasse. Ses initiatives, dans le domaine de la législation du travail, en firent le leader des revendications démocratiques. Appuyé par la clientèle électorale des ouvriers des charbonnages et des glaceries de la Basse-Sambre, des carriers de la vallée de la Meuse, des verriers de Jambes et de Namur, 8 227 DEFRECHEUX 228 Defnet fut successivement réélu député. Aussi, réserva-t-il à sa région natale une part importante de son activité politique. Bénéficiant d’une expérience acquise à l’administration de la coopérative de la Maison du Peuple de Bruxelles, il fonda, en 1897, la coopérative des Ouvriers Unis de la Basse-Sambre à Auvelais, et la coopérative « L’Avenir » à Andenne. En 1902, celle de Namur, sous le nom « L’Espérance », vit le jour. Ces œuvres se doublaient de magasins d’alimentation, de boulangeries, parfois, de brasseries. Il les soutenait dans l’hebdomadaire l’En-Avant qu’il avait créé pour favoriser l’esprit coopératif dans le Namurois. A Saint-Gilles, Defnet fut élu conseiller communal socialiste dès 1890. Il y détint les mandats d’échevin des Finances et des Travaux Publics. C’est sous son égide que s’ébaucha la physionomie urbanistique vicinale qu’on connaît à cette commune et que le nouvel hôtel de ville, inauguré en 1904, put se terminer dans des conditions architecturales dignes d’un grand faubourg de Bruxelles. Le rôle de Defnet ne fut pas moindre dans ses participations à l’organisation de congrès socialistes, en Belgique, à Paris et à Londres. C’est ici qu’il collabora à l’organe de la Fédération des mineurs et des métallurgistes de Grande-Bretagne, par des articles que publia le Labour Tribune. Un tel dynanisme ruina sa santé. En mai 1904, à la sortie d’une séance consacrée à la campagne électorale, Defnet mourut en pleine rue à Namur. Intelligent, travailleur opiniâtre, dévoué à la cause des humbles, ses adversaires politiques reconnurent son courage et sa sincérité. Namur et Saint-Gilles gardent son souvenir dans le nom d’une de leurs rues. Jean Kchefet. Archives du Greffe de la Chambre des représentants. — Annales Parlementaires. — Almanach du Peuple, Bruxelles, 1901. — Pr. Livrauw, La Chambre des représentants en 1894-1895, Bruxelles, 1896. — Fr. Livrauw, Le Parlement belge en 1900- 1902, Bruxelles, 1902. — Louis Bertrand, Histoire de la Coopération en Belgique, t. II, Bruxelles, 1903. — Louis Bertrand, Histoire de la démocratie et du socialisme en Belgique depuis 1830, t. II, Bruxelles, 1907. — V. Serwy, La Coopération en Belgique, t. IV, Bruxelles, 1952. — Victor Bobert, Histoire du Mouvement ouvrier dans le Namurois, 1957. — L’Écho du Peuple, Le Peuple, L’Avant-Garde, L’En-Avant, L’Opinion libérale, L’Ami de l’Ordre et Le Progrès catholique : années 1895 a 1904

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