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5 Commentaires

  1. Jean SACRE

    Le carnet regroupant ces 6 vues des tableaux d’Isidore LECRENIER relatant la vie de sainte Begge est toujours disponible à l’Office du Tourisme, place des Tilleuls et au « Musée & Trésor » de la collégiale Sainte-Begge.
    On sait peu de choses sur ce peintre hutois qui mériterait d’être étudié de manière approfondie. Il semble avoir notamment réalisé plusieurs ensembles de Chemin de Croix.
    Le Doyen de l’époque lui commanda ces oeuvres pour « meubler » la nudité des murs du choeur qui venaient d’être « vidés » des hautes-formes c’est-à-dire des stalles y adossées. Ces dernières avaient été conçues par le menuisier P. Honnay en 1774. Les 2 rangées de 6 stalles et les 2 stalles individuelles qui subsistent aujourd’hui dans le choeur sont les anciennes stalles des chanoines réaménagées par le même menuisier en 1774. Elles présentent une iconographie des plus intéressante et de part leur style sont datables de la 1er moitié du XVIIe siècle. Un univers à découvrir lors des visites thématiques du « Musée & Trésor ».
    Les tableaux avaient aussi un rôle pédagogique tant historique que moralisateur pour la population andennaise de cette seconde moitié du XIXe s. En plus de conter, par l’image, la vie de sainte Begge, ils présentent les 3 vertus théologales (Charité, Foi, Espérance) modèles à suivre par tout chrétien.

  2. Raymond Frennet

    Quelques précisions: Installation des stalles renaissantes (XVIIe siècle, probablement remaniées par le menuisier P. Honnay en 1773. Il s’agit donc des stalles de l’ancienne collégiale (voir J.L. Javaux « La collégiale sainte Begge et la ville ancienne page 24 n° 8) ! Elle n’avaient donc pu être conçues par ce menuisier. C’est en 1856-1858; 75 ans plus tard que les tableaux de Lecrenier furent commandés !
    C’est en 1847 que deux marches furent ajoutées à l’autel. C’st donc à ce moment qu’une partie des stalles du chapitre furent enlevées, vendues pour être installées dans une autre église.Il serait intéressant de rechercher dans les comptes de Fabrique dans quelle église elles furent installées et si elles y subsistent.
    Autre précisions : lors de la peinture du choeur il y a quelques années;lorsqu’on enleva les stalles pour repeindre les murs, on constat qu’ils étaient peints et représentaient des scènes. M. l’inspecteur général Matthys fit faire un relevé de ses peintures par des membres de son personnel.

  3. SACRÉ Jean

    Premier tableau de la série de 6 racontant la vie de sainte Begge et due au peintre hutois Isidore Lecrenier (1856). L’artiste s’est inspiré d’un élément figurant sur le reliquaire de la Vraie Croix (au Trésor de la collégiale d’Andenne) pour présenté Gertrude (à la droite du tableau), soeur de Begge, qui est en train d’offrir un manteau à Bavon, le futur saint.

  4. Frennet

    A l’exemple de ses parents Pépin de Landen et ide, Begge toute jeune pratique l’amour fraternel. Le propre du diocèse de Gand précise :à la mort de sa femme,Bavon renonce à la vie de plaisir dans laquelle il avait passé sa jeunesse, rentre dans son pays d’origine : la Hesbaye, distribue ses biens aux pauvres. 3 ans avant sa mort- avant 659) il se retire dans un ermitage à Gand. Il est donc peu vraisemblalble que la soeur de Begge se soit trouver en sa présence.

  5. Jean SACRE

    Les aménagements de la collégiale au XIXe siècle sont en réalité bien mal connus notamment en fonction d’archives très fragmentaires. La combinaison de diverses sources permettra d’en savoir un peu plus et de manière plus précise. Tel est le cas pour ces tableaux datés jusqu’ici habituellement de 1856. Le 12 mai 1853, Isidore LECRENIER est payé par le trésorier de la Fabrique « cinq cents francs (500 F) en acompte pour deux tableaux dont un est livré et l’autre le sera dans le courant de cette année ».
    Le 1er juillet 1853, Isidore LECRENIER reçoit « cinq cents francs (500 F) pour 2e tableau de Ste Begge ».
    Le 25 octobre 1853, Isidore LECRENIER, peintre, reçoit » cinq cents francs (500 F) pour le troisième tableau de l’histoire de Ste Begge ».
    Le 25 février 1854, Isidore LECRENIER reçoit « »cinq cents francs (500 F) pour 4e tableau de Ste Begge ».
    Le 7 avril 1856, Isidore LECRENIER de Huy reçoit « trois cents francs acompte par anticipation sur le paiement de mon cinquième tableau de la vie de Ste Begge ».
    Le 6 octobre 1856, il reçoit les « deux cents francs (200 F) pour solde du cinquième tableau de la vie Ste Begge plus huit francs pour la dorure du cadre ».
    Le 14 octobre 1857, Isidore LECRENIER reçoit « trois cents francs (300 F) à valoir sur le dernier tableau de Sainte Begge ».
    A Huy, le 18 mai 1858, il reçoit « deux cents francs (200 F) comme complément de paiement pour mon sixième tableau de la vie de Ste Begge ».
    Il est vraisemblable qu’un contrat par acte notarié précisait la teneur de ce travail et les obligations des parties. Quand elles deviendront accessibles aux chercheurs, les minutes de notaires andennais du XIXe siècle pourraient encore révéler bien des surprises des plus intéressantes.

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