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11 Commentaires

  1. Yves

    La superbe collection de photos relatives aux différents camps scouts des années 70 est mise en ligne avec la collaboration de Yves Dufour, ancien chef scout. La numérisation des diapositives a été réalisée par Patrice Dufermont et Thierry Bouchant anciens scouts. Qu’ils soient chaleureusement remerciés pour ce travail qui nous permet de garder une mémoire sur cette période du scoutisme andennais. Vous ètes invités à découvrir ces photos et nous aider à déterminer les différents camps.

  2. yves

    Hommage à Jean Lecharlier décédé accidentellement le 24 juin 1968 dans un carrière abandonnée à Maizeret.

  3. Alain Wéry

    Bonjour,
    A Yves et bien d’autres, auriez-vous l’amabilité de fournir des renseignements/documents pour une nièce de Jean, fille de sa sœur cadette, afin qu’elle puisse écrire une biographie de son oncle qu’elle n’a pas connu, idéal de toute une génération ? Merci pour elle, mais surtout pour Jean !

  4. Marc et Viviane Moisse-Lejeune

    Hommage à Jean Lecharlier
    Voici mon premier souvenir de Jean. Nous étions une bande de gamins du quartier du Perron. Un soir d’été, quelques semaines avant la rentrée des classes ( année 1960 ?). Nous apercevons un jeune garçon dont la famille venait de s’installer dans une de leur maison de la rue Hanesse (celle qui sera occupée plus tard par la coiffeuse Michèle). Nous voilà que nous encerclons Jean et nous le harcelons de questions du genre « qui es-tu ? D’où viens-tu). Il nous dit qu’il a passé son enfance au Congo désormais indépendant. Il dit sa tristesse. Des larmes coulent et la bande essaie de le consoler en le raccompagnant jusque chez lui.

    Je retrouve Jean quelques temps plus tard à l’athénée, il était – comme on disait alors « une classe au-dessus de moi . »
    Jean avait tout pour lui : altruiste, beau, gentil, intelligent. Il participait à de multiples activités : scoutisme, il faisait partie également du groupe de musique baroque « La Ménestrandie » dirigée par son professeur de religion, Jean-Marie Bodart. »

    Une anecdote : quelques jours avant sa mort, je rencontre Jean sur la place des Tilleuls. Tout souriant, il me dit : « Veux-tu connaître tes points d’examen d’anglais ? » Moi, étonné : « Oui, bien sûr. » Et il me les donne : Jean était allé recopier en catimini les points de tous les élèves de son père pour leur annoncer avant la remise des bulletins. Ainsi était Jean, attentif aux autres, et prêt à faire plaisir.

    Le jour de sa mort, il y avait réunion de parents à l’école. Ma mère et moi faisions la file lorsqu’un surveillant vint chuchoter à l’oreille de son père. Lequel blêmit et quittât précipitamment la réunion. Nous comprenons que quelque chose de grave s’est passé. Puis tomba la nouvelle : Jean est tombé d’une falaise dans une carrière de Maizeret.

    Son décès fut annoncé le lendemain.
    Quelques jours plus tard, tous les élèves de l’athénée lui rendaient un ultime hommage en se rendant à son enterrement. Je nous revois en file devant la maison de ses parents à la jonction des rues Provost et de l’Hôpital. Nous avions côtoyé un archange et l’archange s’en était allé
    Quelques temps plus tard, à l’initiative de l’abbé Voltèche, professeur de religion à l’école, la plaquette d’hommage que vous avez sous les yeux fut éditée.

  5. Jacquy Martin

    Nous avons eu la chance de côtoyer Jean durant les 5 années d’Humanités Latin-Math/scientifique A. C’était un chef-né, doté d’un véritable charisme. Une personnalité hors du commun et pourtant d’un abord tout simple,un garçon rieur, très sympathique. Des détails me reviennent: à l’occasion d’un déplacement en car, il était venu s’asseoir à mes côtés et nous avions parlé de l’avenir. A ma grande surprise, il envisageait de devenir dentiste. Cela m’avait paru saugrenu. Je me souviens aussi que plus jeunes, notre classe se divisait entre le “clan” Jean Lecharlier et le “clan “Jean-Claude Malherbe (futur officier), ce qui laissait déjà apparaître leurs qualités de meneurs. Ceci dit, sans animosité aucune, entre nous les élèves. Pour le taquiner, on l’appelait quelquefois: “Lecharlier, fils de prof”, comme si c’était une injure, il en souriait. J’étais, comme Marc, à la réunion de parents et je revois mon professeur d’anglais se lever et quitter la salle. Il faut s’imaginer l’impact de la mort de Jean sur ses condisciples, à l’âge de 17 ans. Nous en étions malades. C’était tellement injuste que cela lui arrive. Nous nous sommes relayés pour porter son cercueil.Son souvenir est gravé dans notre mémoire.

  6. Christian Simon Marchal

    Je suis vraiment content de cet hommage à Jean. J’ai réellement un très bon souvenir de ce copain de classe. J’ai beaucoup pleuré avec d’autres à l’ARA le jour où nous avons appris son décès. Je perçois encore l’odeur de l’encens qui inondait la collégiale.Je me souviens d’un être brillant, animé d’un altruisme remarquable. Le publication de la brochure sur Face Book est une très belle idée. Il fait partie des grands dans ma mémoire: chaleureux, ouvert, passionné de beaucoup de choses. Je joins une photo 5ème primaire.

  7. Alain Guilmot

    Comme me l’a demandé Alain, je note ici mes quelques souvenirs de Jean.
    Je ne sais pas grand chose, mais je me souviens qu’il a eu son accident au moment de la réunion des parents. On y est venu avertir son père qui est parti en catastrophe, il aurait bousculé tout sur son passage tellement il était pressé et semblait être dans un autre monde (ce qui se comprend) .
    On a ensuite appris la triste nouvelle.
    Je me souviens aussi, que un peu plus tard, en classe, au cours de Mr Lecharlier, un de mes copains, Bernard, préparait un article sur Jean ( qui, je pense devait être inséré dans le journal de l’école, l’ ARA)
    Malheureusement, Mr Lecharlier l’a surpris et lui a pris le papier, l’a lu, est reste un moment figé, puis à reposé le document et a poursuivi le cours. Ce moment m’a fort ému, car il lui en a fallu du courage pour continuer la leçon sans rien laisser paraître.
    Si quelque chose me revient en mémoire, je n’hésiterais pas à le publier.

  8. Alain Wéry

    Jean était élève en 5ème primaire en 1961-62 dans la classe de Monsieur Evrard. Vous pouvez voir la photo de classe via le lien : https://www.bibliotheca-andana.be/?p=246107

  9. Léon Mathot

    Hommage à Jean Lecharlier
    Dans la carrière d’un enseignant, les souvenirs sont à la fois nombreux et confus surtout pour le professeur de sciences que j’ai été qui a vu défiler chaque année des dizaines d’élèves dans sa classe à raison de deux périodes de cours/semaine. Toutefois, certains événements, tantôt joyeux, tantôt douloureux, remontent à la surface comme sils occupaient un espace privilégié dans ma mémoire. La mort brutale de Jean Lecharlier est de ceux-là.
    Jean était un élève modèle, attachant qui ne laissait personne indifférent, ni ses condisciples, ni ses professeurs. Il avait un contact facile, toujours très attentif en classe, posant de nombreuses questions pour clarifier tel ou tel aspect du cours, anticipant parfois sur le contenu de la leçon suivante. Personnellement, je n’ai jamais eu l’occasion de l’interroger sur ses projets d’avenir mais il est certain que ses potentialités étaient nombreuses et variées.
    Très curieusement, le souvenir le plus précis que j’ai de l’époque du drame, ce sont les funérailles de Jean. Je revois ce long cortège formé par les élèves de l’Athénée, encadrés par leurs professeurs, défilant dans un silence impressionnant devant la famille écrasée par le chagrin. Il y avait ce jour-là un soleil généreux qui contrastait avec l’atmosphère lourde et triste de l’événement. Les grandes émotions réclament les grands silences.
    Chez les enseignants, chacun évoquait des souvenirs personnels. Tous exprimaient leur sympathie envers les parents mais aussi leur tristesse, voire leur colère, devant l’absurdité, la fatalité, d’un jeu d’adolescent qui s’est terminé par un destin brisé !

  10. Alain Wéry

    La chenille…

    En 67 ou 68, Jean Lecharlier était en 3ème ou 2ème année du secondaire (c’est-à-dire 4ème et 5ème actuelles), à l’ARA. J’étais un an plus jeune.

    Pendant la récréation du matin, un surveillant “faisait des longueurs” depuis la salle d’études jusqu’aux ateliers des sections bois et mécanique, afin de vérifier que cette pause – ô combien bienvenue, surtout pour les fumeurs qui se réfugiaient dans les toilettes – se déroulât sans incident.

    Était-ce “Le p’tit Moisse” (un éducateur), ou bien un professeur à qui cette tâche était dévolue, ce jour-là ? Je penche pour la seconde hypothèse, en la personne de cet excellent professeur de langues, Monsieur Maurice Cloes.

    Monsieur Cloes, donc, allait et venait dans la cour, la tête un peu dans les nuages.

    Si Jean était réputé excellent élève, bien éduqué, il était aussi un brin farceur à ses heures !

    M. Cloes venait de tourner les talons à 180° près de la salle d’étude et se dirigeait à nouveau vers les ateliers. Jean lui emboîta le pas, synchronisant ses enjambées sur celle du collègue de son papa. Rieur, il enjoignit des condisciples à le suivre. Un, puis deux, trois,… Chuuuttt ! Rigolards, ils restaient discrètement dans le sillage du surveillant ! Les voilà maintenant une bonne quinzaine, voire vingtaine, dans le dos du professeur qui n’avait rien remarqué…

    Arrivé à hauteur de la salle de gymnastique, le surveillant amorça son retour ! Sans toujours se soucier de la chenille formée dans son dos. Ouf !

    Mais M. Cloes perçut-il les nombreux regards des badauds que nous étions, en train de sourire ou rire au passage de cette procession inhabituelle ? Pressentit-il une présence à sa suite ? Toujours est-il qu’arrivé à proximité de la salle d’étude, il se retourna brusquement !

    Premier vu, premier pris ! La chaîne se disloqua, mais ses maillons ne s’enfuirent pas pour autant. Ils assumèrent leur farce et assistèrent au “savon” que M. Cloes passa à Jean, tête pensante de la blague improvisée.

    Quelle fut la sanction ? Je n’en sais rien. Une simple remontrance verbale ? Cinq points en moins sur la note en “éducation”* ? Une retenue, accompagnée d’un retrait de points ?
    M. Cloes n’était pas réputé pour avoir la main lourde. Un sermon lui suffit peut-être. Peut-être en rit-il lui-même à l’abri des regards d’élèves et révèla-t-il l’anecdote au paternel de Jean ?

    * À cette époque, le bulletin périodique comportait une “note d’éducation”. Celle-ci portait sur un maximum de 30 points et nous recevions tous un viatique initial de 24 points, ce qui équivalait à trois heures de cours de n’importe quelle discipline scolaire. Une bonne action (assistance aux cérémonies patriotiques de l’époque,…), et voilà un accroissement de notre “patrimoine”. Une mauvaise action – inutile de décrire la diversité incommensurable des “fautes” potentielles à cet âge – entraînait une chute, quelquefois drastique, du capital ! Je pense que si nous n’avions pas la moitié en fin d’année scolaire la réinscription pour l’année suivante était compromise.

    Alain Wéry

  11. Alain Wéry

    La B.A. du scout

    Pendant l’été 1966, sauf erreur sur l’année, la Ville d’Andenne organisa, à Warmifontaine (Neufchâteau), un camp d’été pour les garçons de 12 à 15 ans. Il était ouvert à tous les élèves des écoles de l’entité (Athénée Royal et Institut Sainte Begge). À l’époque, Seilles ne faisait pas encore partie du “Grand Andenne” créé lors de la fusion des communes, opérée en 1977 : il n’y avait donc aucun représentant de l’Institut Provincial.

    La direction du camp avait été confiée à Monsieur Léon Mathot, professeur de sciences à l’Athénée, puis inspecteur de sciences à la FWB. Les animateurs encadrant les activités étaient Antoine Joué, Marcel Limet et – je pense – Jacquot Gérard. Madame Mathot, infirmière de son état, soignait bobos et autres petits soucis gastriques.

    Jean faisait partie des jeunes adolescents intéressés par cette organisation. Il avait alors 15 ans.

    Activités de plein air, jeu de nuit, étude du milieu (Warmifontaine comptait des ardoisières sur son territoire),… Bref, selon la citation latine : “Mens sana in corpore sano” !

    Diverses excursions étaient organisées en car, dont la visite libre de Luxembourg-ville. Lors de l’une de ces excursions, nous voilà 2 ou 3 jeunes accompagnant Jean.

    Marchant sur une petite route tranquille vers le point de ralliement pour reprendre le car, nous passâmes à hauteur d’une petite maison, qui ne respirait pas l’aisance financière. Sur le trottoir constitué de pavés, devant son habitation, une dame âgée, fortement voûtée. Elle semblait avoir aux alentours de 80 ans.

    Elle peinait à fendre, à l’aide d’une hache, des buches sur un billot constitué d’un gros bloc de bois.
    Prendre une buche de bois, la poser sur le billot, soulever le manche de la hache et d’un mouvement sec de celle-ci, fendre la buche. Mais il arrivait que la tête de la hache reste coincée dans la buche sans que celle-ci ne se fende. Ou encore, que la buche se fende, mais que la tête soit retenue par le billot. La retirer de cette fâcheuse position n’était pas chose aisée tant le billot était lourd ! Pauvre femme…

    Devant la pénibilité de la tâche, Jean lui dit : “Madame, si vous le permettez, nous allons vous aider ! Ce travail est trop lourd pour vous !” Aussitôt dit, aussitôt fait ! Jean prit la hache des mains de sa nouvelle protégée, saisit une buche entière, la posa verticalement sur le billot, la fendit, prit les morceaux issus de l’opération et les jeta sur le tas déjà constitué. Et répéta inlassablement ces gestes.

    Épatés par cette action de Jean, nous ne restions pas les bras ballants. Nous apportions les buches entières à fendre, retirions les morceaux fendus et les entreposions. Nous réclamâmes, et obtînmes, de fendre nous-mêmes le bois !
    En 15 ou 20 minutes, le tas de buches à fendre avait bien fondu !

    Mais la dame nous supplia d’arrêter… En effet, les pavés du trottoir, sous les coups répétés, s’étaient enfoncés et déplacés quelque peu les uns par rapport aux autres : le trottoir se déformait à cause de notre enthousiasme ! Notre “hôte” ne souhaitait pas avoir de problème avec l’administration communale ! Nous obtempérâmes volontiers, et lui dîmes au revoir, repartant vers le lieu du rendez-vous fixé au groupe.

    J’avais déjà eu l’occasion d’admirer Jean en plusieurs circonstances, tant à l’école – bien que n’étant pas dans sa classe – que lors de ce camp. Mais, en quittant la dame et ses buches, Jean avait grandi à mes yeux. Il avait posé un geste “normal” pour lui ! Rendre service au prochain était son credo, sans vouloir “se mettre en avant”. Pour moi, il était devenu l’idéal vers lequel tendre … sans jamais l’atteindre…

    Alain Wéry

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