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Hambursin 2

Histoires et légendes illustrant la généalogie de la famille Hambursin. Partie 2 de 1860 à 1945.

8 Commentaires

  1. Madeleine TASSET

    je crois que c’est le meilleur souvenir que je lis depuis que je fréquente la Bibliothèca…..la famille Hambursin, dont j’ai parLè moi-même aux sujets des 2 derniers aviateurs américains que j’ai accompagnés
    a Charleroi avec Madame Hambursin. J’ai fréquenté St Maurice quand j’étais a la 198ème, j’ai bien connu Marcel, son épouse et leur petit garçon; Jacques également, qui était parachutiste en Angleterre. Je me souviens encore qu’il me racontait un épisode…j’étais pendue a ses lèvres..si bien que quand il me dit “une fois j’ai été parachuté en Italie et suis tombé dans un champ de spaghetti…et a chaque pas ça faisait …crac. crac…”, je n’ai réalisé qu’un moment après ….qu’il blaguait !
    J’ai aussi connu Paulette.

    J’ai vu ici la photo de la jeune femme qui est en photo avec moi devant la grotte de Coutisse et dont je cherche en vain le nom depuis longtemps. Ici elle est en photo avec notre capitaine Luc Crefcoeur.
    J’ai en tète Suzanne …mais là il y a un trou de mèmoire que je vais peut ètre comblé quand j’aurai tout lu.
    Je n’ai encore parcouru ce matin qu’un peu ce matin ce récit que je vais imprimer et lire attentivement car il y a si longtemps que j’attend ces nouvelles. Encore une fois merci Mr. Sorée….la Bibliothèca m’a vraiment fait un cadeau ce matin.

  2. Madeleie TASSET

    Depuis ce matin je ne quitte plus mon PC qui m’a apporté des nouvelles de la famille Hambursin que je cherchais depuis la fin de la guerre. J’ai déjà parlé de Mme Hambursin dans le récit de l’accompagnement des deux derniers aviateurs américaine que nous avons conduit a Charleroi ensemble. J’aifrèquenté la famille a St Maurice qui était a l’époque le nid de la résistance…nous de la 198ème ; les fils Marcel et Jacques parachutistes en Angleterre. Je me souviens Suzanne l’épouse de Marcel et de leur petit garçon, de Paulette également.
    La personne qui a écrit cette histoire y raconte un épisode de ma vie avec elle et j’y retrouve mon esprit intrépide devant le danger…du certainement a mon jeune àge…Ca m’a rappelé un épisode chez la baronne Gendebien auquel je n’avais plus repensé. Et surtout j’ai appris ce qu’était devenue cette famille après la guerre. chacun de nous avis repris le cours de sa vie…et je me suis demandée maintes fois ce qu’ils étaient devenus ? Et je les ai donc retrouvés au Congo avec une entreprise digne de cette famille composée de toutes personnes vraiment spéciales.

  3. Madeleine TASSET

    J’espère que ce récit est suffisement récent pour que je puisse enfin pouvoir me rappeler le nom de celle qui l’a écrit et avec qui j’ai eu la chance de partager des instants spéciaux. Peut-être Mr. Sorée va pouvoir m’en dire plus.

    Je cherche depuis si longtemps a savoir ce qu’étaient devenus les braves gens qui composaient cette famille, que ce matin je n’arrive pas a croire ce qui vient de m’arriver, gràce a Me Sorée et sa Bibliotheca

  4. Madeleine TASSET

    Dans Hambursin 2 la rédactrice de l’article en parlant de moi a Coutisse dit ” la fille du major Tasset, elle a 20 ans. En réalité je n’avais pas 20 ans vu que j’avais falsifié ma carte d’identité pour pouvoir faire partie de l’Armée Secrète et ai donc a peine 17 ans…
    mais il n’y avait que moi qui le savais !

  5. Madeleine TASSET

    Hier avec l’arrivée de ces souvenirs inattendus, a 13h30 je me suis aperçue que j’avais oublié de me faire a diner….les souvenirs arrivent en vrac et ça continue.
    Depuis le temps que je cherche ce qu’est devenue cette famille et également de pouvoir mettre un nom sur ma compagne a Coutisse. Après plusieurs lectures je pense pouvoir dire qu’il s’agit de Paulette…
    Ce qui me perturbe encore c’est de ne pas arriver a colléguer Paulette a Coutisse avec la même Paulette a St Maurice…J’ai d’habitude une bonne mémoire, mais cette fois il y a un “trou”. A 88 ans ça peut arriver !?
    J’ai aussi appris beaucoup de détails que j’ignorais… par exemple que mon père fréquentait tout comme moi St Maurice….dans une même période mais sans jamais le savoir…
    Comme après la guerre mon père et moi n’avons jamais parlé ne nos respectives périodes dans la résistance…je découvre donc dans ce récit que c’est a St Maurice que mon père avec 33 autres résistants ont mis au point les divers sabotages…
    C’est Mr. Julien Desplanque (dont il est questionaussi dans ce rècit) qui m’avait enrolée depuis un bon bout de temps…quand un soir, quand nous habitions rue Bertand, mon père m’annonce qu’il va recevoir une personne de la résistance avec qui il compte travailler. Le soir venu il m’appelle dans son bureau avec l’intention de me le présenter et sa surprise quand il m’a vu tendre la main a Mr. Desplanque en lui disant ” bonjour mon commandant”. Revenu de sa surprise mon père ne m’a pas grondée vu que c’était pour la bonne cause. Si c’est bien Paulette Hambursin qui a écrit ce texte, malheureusement je ne pourrai plus rien lui demander car en cherchant a retrouver traces des Hambursin sur internet j’ai vu l’avis de son décès.

  6. Madeleine TASSET

    Dans le récit de notre petite ballade Andenne pour voir si les américains étaient bien arrivés a Andenne, c’est au carrefour ou en venant d’Andenne la route continue vers Ciney, a droite va vers Haltinnes et a gauche vers Coutisse ou nous retournions, que nous avons rencontré les allemands dont elle parle. Un d’eux m’avait demandé si les américains étaient bien Andenne et je leur ai dit ” Oui,mais aussi par là et par là en leur indiquant Haltinnes et Ciney; il n’y a que que de ce coté a Coutisse ou nous allons qu’il n’y en a pas…nous sommes remontées sur nos vélos et arrivées a Coutisse avons averti le commandant Crefcoeur que probablement des allemands allaient arriver et qu’il n’y aurait qu’a les cueillir. Il a pris ses dispositions et deux des allemands étaient effectivement venus droit dans notre guétapan…On leur servi ensuite de la soupe (comme elle explique bien) ce a quoi j’ajoute que quand je les ai servi, ils m’ont serré la main en me félicitant…ils avaient compris mon truc ! il y avait aussi deux rexistes et là j’ai dit au commandant : ceux là je ne le leur donne pas a manger et je suis sortie de la pièce.(Les deux allemands étaient probablement contents de leur sort, ça leur évitaient le reste de la guerre encore en cours…) Il y a déjà dans cette Bibliotheca Andanna des photos de ces personnes quand des maquisarts de la 198ème les ont descendus a Andenne pour les remettre a qui de droit.

    Après avoir averti le commandant Crefcoeur de l’arrivée des allemands j’ai eu droit a une bonne réprimende de celui-ci …pour avoir été aussi inconsciente en manipulant de cette façon des grenades “ananas”…comme le raconte celle que je vais appeler “Paulette”….Les souvenirs turbinent toujours dans ma tète…il en sortira peut-être encore quelque chose !?

  7. Madeleine TASSET

    L’A.S. 1940/45

    Après les classes moyennes à Andenne mes parents m’ont inscrite chez les Ursulines, rue de Bruxelles à Namur. J’ai donc pris chaque jour l’autorail Andenne-Namur. C’est là que j’ai fait connaissance de jeunes de mon age et plus, et ou on a commencé a parler de l’actualité, de la guerre de la résistance… Comme le sujet “résistance” m’a de suite intéressé, un jeune homme plus agé que moi m’a proposé de me présenter à Mr. Desplanque , et c’est ainsi qu’on commencé mes deux ans et sept mois de résistante.

    Tout d’abord pour le Deuxième Bureau, pour le “Mouron Rouge” sous le numéro “1415”
    Avec mission de suivre des supposés dénonciateurs qui se rendaient à la Kommandantur.
    Il me suffisais de faire l’école buissonière quelques heures par-ci par là, (pour les justifications…la calligraphie et la signature de mon père n’avaient plus de secrets pour moi )…
    Monsieur Desplanque m’a ensuite présentée à Mr. Luc Crefcoeur (chef de la “198) – Il habitait justement à 500 mètres de chez moi ce qui facilitait les choses. J’ai alors reçu le numéro “ 198.102”
    Les mois passaient et les choses s’organisaient.

    Vingt deux mois plus tard, mon père me confiait qu’il se formait une armée secrete, qu’il avait intention d’y adherer; il ajouta que le soir une personne viendrait dans son bureau et qu’il m’appelerait…pour que je puisse le voir.
    Le soir venu, après s’ètre entretenu dans son bureau tout le temps nécessaire, mon père m’appela et dit au monsieur “Je vous présente ma fille”, et moi tendant la main à monsieur Desplanque j’ai dit
    “Bonjour mon capitaine”…(voir la tète de mon père !).
    Je lui ai ensuite avoué qu’il y avait dèjà 22 mois que je connaissais monsieur Desplanque.et, si incroyable que ça puisse paraitre, je m’en suis tirée a bon compte !
    Probablement parceque c’était pour la bonne cause…

    Nous voilà donc dans la période des 4 années d’occupation allemande. Le matin rue Bertrand on les entendait defiler au pas de l’oie en chantant “eili eilo ala, eili eilo ala…Ca aidait encore a faire monter ma colère. Mon but principal maintenant c’était de les ennuyer au maximum et de toutes les façons possibles.

    L’administration communale a réquisitionné dans plusieures maisons des chambers libres pour y loger des soldats allemands. La première fois nous avons eu un lieutenant et son ordonnance, ils avaient tout deux déjà fait la guerre d 1914 et auraient préféré ètre chez eux que chez nous, (chacun d’eux l’admettait…mais séparément, pas en presence l’un de l’autre).
    Entre temps les allemands déportaient les hommes qui n’étaient pas au front pour les faire travailler en Allemagne. C’est alors que commenca chez nous la file de ceux qui y étaient réfractaires et voulaient une fausse carte d’identité pour mieux y échapper. Le secrétaire communale de la commune d’Haltinnes nous fournissait des cartes d’identités vierges et les sceaux.
    La maison était assez grande et il y avait quelquefois plusieurs personnes qui attendaient leur tour.
    On n’en mettait qu’un par pièce de façon qu’ils ne se voient pas, car la prudence en ce temps là était
    primordiale. Toujours pendant cette période il y avait des bombardements qui nous obligeaient a descendre à la cave de nuit comme de jour. Il y avait des avions alliés abattus….et c’est là que commença une autre activité de résistance.
    Quand on trouvait un parachutiste tombé avec son avion, on l’emmenait chez sois, lui donnait des habits civils et le conduisait chez un autre resistant qui a son tour après quelques jours… faisait suivre par la filière . C’est ainsi qu’arriva chez nous le premier de la liste, Franklin, américain qui avait été abattu avec son” Liberator”.(c’est Loulou Renglet qui nous l’a amené) On avait à la maison les deux allemands ….on a donc mis Franklin au deuxième étage avec ordre de ne pas en sortir sans qu’on ne vienne l’y chercher.
    Comme parfois aux heures des repas les deux allemands se trouvaient dans la maison, ma mère me préparait un plateau repas et on avait expliqué aux allemands que la mère de mon père vivait avec nous, était alitée et n’avait plus toute sa tète, ne voulant voir personne ecxepté moi.
    Après quelques temps les allemands quittaient Andenne. Heureusement, car un peu plus tard un avion avait été abattu du coté d’Assesse , l’avion avait été coupé en deux. On nous amena Roy, un australien et qui a fait compagnie a Franklin toujours chez nous. Quelque jours plus tard on nous amené George…et quelle ne fut pas notre surprise de voir Roy et George se jeter dans les bras l’un de l’autre….on a su par la suite que Roy était dans la tète de l’avion et George dans l’arrière et vu que l’avion avait été coupé en deux, ils ne savaient plus rien l’un de l’autre depuis le crash.
    Un soir Loulou Renglet qui habitait a deux pas de chez nous, nous a amené Duncan, un canadien;
    Il avait marché plusieures nuits en se cachant et en mangeant des carottes ou ce qu’il trouvait dans les jardins. Il était tellement fatigué que quand on lui a donné sa chamber il a dormi pendant 24 heures d’affilée…
    Malgré toutes les précations, quelques allées et venues on fait poser des questions par les voisins.
    Ma mère a commencé a avoir peur et ne voulait plus entendre parler d’encore héberger des aviateurs…. C’est pourquoi après le départ des quatres…quand un après midi Joseph Framerée, qui travaillait à l’époque a la maison communale de Sorée, me téléphona en me disant “ J’ai deux lapins pour toi, tu peux venir les prendre”….je n’ai rien dit et j’ai sorti mon vélo…
    J’ai traversé la rue pour dire à Mlle Malherbe ou j’allais pour le cas ou je ne serais plus revenue.
    Je suis partie à Sorée. Après un bout de temps, ma mère ne me voyant pas dans la maison alla voir sur la rue et vit Mlle Malherbe aussi sur son seuil, comme elle nous savait amies elle lui demanda si elle ne m’avait pas vu….la chose se répéta plusieures fois alors ma mère lui demanda pourquoi elle sortait tout le temps ce a quoi Mlle Malherbes lui répondit “ et toi “…
    Il faut un moment pour aller à Sorée ou m’attendait Joseph avec 2 américains munis de vélos et a qui on avait bien expliqué qu’ils étaient sourds-muets et que si quelqu’un m’arrètait il ne devait pas montrer qu’ils entendaient. Heureusement, malgré les soldats allemands qui circulaient nous sommes arrivés en bon port en mettant mon père et ma mère devant le fait accompli…
    Ce fut les deux derniers aviateurs que nous avons hébergé, mais ces deux là je les ai accompagné
    moi-mème jusqu’au relai suivant à Charleroi.
    Comme j’étais trop jeune pour “acheter des tickets de tram pour deux homes”, madame Hambursin m’a accompagné. Elle habitait à la villa Saint Maurice à Sclayn, ses deux fils Marcel et Jacques
    étaient dans la résistance comme parachutistes en Angleterre et elle vivait avec l’épouse de Marcel et leur petit garcon ainsi que sa fille cadette Paulette.
    Nous voilà donc embarqués pour aller à Charleroi chez le gendarme Bouchelard qui les aurait hébergé un peu pour ensuite les conduire chez le père Hody (un père blanc) qui ferait suivre vers l’amérique.
    Nous voilà dans le tram mais, malchance, arrivés un peu après Fleurus, bombardements et le tram n’ira pas plus loin….
    Commença alors notre voyage à pieds…..kilomètres après kilometres. On s’asseyait sur les trottoir
    Sans plus penser au danger tellement la fatigue se faisait sentir. On a fini par y arriver chez le gendarme Bouchelard et sa maman. Madame Hambursin et moi y avons passé la nuit et le lendemain le gendarme nous ramena jusqu’a Namur dans le “panier à salade”.

    Après ça, la comune a réquisitionné une chambre pour un jeune officier SS.
    Si les deux premiers allemands hébergés étaient tranquilles, celui-ci se croyait en pays conquit dans notre maison et le soir y invitait des copains pour boire, jouer sur “MON” piano et chanter…
    Ca a fini par m’énerver…et comme leurs voitures étaient garées en file devant la maison, pendant qu’ils chantaient et buvaient ..je dévissais les bouchons des réservoirs et donnais à chaque voiture sa ration de “sucre” ! Ils n’ont jamais su qui ils devaient remercier.L’A.S. 1940/45

    Quelques mois avant la liberation le maquis se forma. Mon père est allé rejoindre le colonnel
    Marcel Rassart, Christian de la Kéthulle, Roger Prigneaux, Michel Jongers, Pol Siplet…au quartier général. Moi j’ai rejoins la 198 . Ma mère est allée habiter chez des amis à Strud…

    J’ai été appelée une période par ceux qui se trouvaient au chateau du baron de Festrad. Pendant cette période mon père y était aussi et a organisé un sabotage au cours duquel un des nòtres a été tué. Nous avions un aumonier qui a dit une messe en son honneur, dans le parc du chateau.
    Un résistant que nous appelions “Arthur” répondait à la messe; mon père après la cérémonie lui a dit : “Tu aurais fait un bon curé toi Arthur”…ne sachant pas encore a ce moment là qu’Arthur était le curé Bonmariage de Bonsin (qui devint par la suite curé d’Haillot). A part quelques uns, nous ne nous connaissions pas, ma carte d’identité était au nom de Chantal Dumont par exemple.
    Après on a déménagé. L’abbé Bonmariage avec un certain Félicien s’occupait des radio-transmissions avec Londres et déchiffrait les messages codés, genre : “la giraffe a eut un jeune hier soir a 8h ½ ou quelque chose dans ce genre là. Avec cela on pouvait indiquer aux anglais ou se trouvait la pleine de la Baleine et eux donnaient l’heure du parachutage (dont un a mal tourné)
    On a ancore déménagé, dans un petit chateau mais on a été découvert 3 jours après, le temps de se sauver…j’étais dans mon bain, l’instituteur de Nandrin qui était avec nous m’a attendu. Il était convenu que dans pareil cas les premiers partis demanderaient aux fermiers de mettre leurs cruches à lait au bord de la route….c’est ainsi qu’on s’est à nouveau retrouvés.

    J’ai ensuite été appelée au camp du colonel Rassart pour ètre estafette. On m’a d’abord logé à l’Hotel du Grand Mamellon à Barvaux sur Ourthe, mais après quelque temps j’ai eu la sensation d’ètre espionnée et le nuit j’ai pris mon vélo et suis partie. On me logeat alors à Durbuy chez le boulanger Vanasbroek. Je n’ai jamais autant pédalé de ma vie que pendant cette periode…avec des documents dans le cadre de mon vélo .

    Ensuite je suis retournée à la 198 qui a été hébergée par les soeurs de l’Hospice de Coutisse.

    Un jour la nouvelle arriva que les américains étaient arrivés à Andenne. Je suis descendue en vélo avec ma comagne du moment, pour voir si c’était bien vrai….et c’était vrai !
    En remontant pour rentrer à Coutisse, au croisement il y avait 3 allemands qui avaient l’air perdus; ils nous ont arrèté pour demander ou il y avait des américains. Je leur ai indiqué la route d’Andenne, celle d’Haltinnes et celle de Ciney… leur spècifiant qu’il n’y avait que du coté de Coutisse ou je me rendait qu’il n’y en avait pas. Je suis donc remontée sur mon vélo pour aller avertir Mr Crefcoeur que trois Allemands allaient arriver et qu’il n’y avait qu’a les cueillir…
    Les autres de la 198 avaient été chercher par la force deux traitres belges et les tenaient sous bonne garde dans une étable voisine. Les allemands sont tombés dans la gueule du loup sans résistance à leur arrivée. A l’heure du repas, la soupe était prète pour tout le monde…et le capitaine Crefcoeur m’a envoyé servir les prisonniers. Quand je suis entrée, les allemands m’ont reconnue et m’ont félicitée. Je leur ai servi la soupe et puis j’ai deposé la casserole et j’ai dit au capitaine “je ne vous ai jamais désobéit mais aujourd’hui je vais le faire, ces deux traitres là je ne veux pas les servir.
    Une partie du groupe de la 198 est descendue à Andenne en colonne avec les prisonniers et les deux rexistes.

    Par la suite nous avons été casernés dans l’Ecole Normale d’Andenne qui était vide dans cette période. La “2002” y était aussi. Nous y avons eu une épidemie de “galle” et nous avons du bruler tous les matelas….J’ai repris un service d’infirmière avec le docteur Emile Defossé qui venait passer les visites journalières. ( Dèjà quand nous étions à Coutisse le docteur Defossé venait chaque fois qu’on en avait besoin.)
    Après ce fut la démobilisation, chacun a reporté son arme à Huy.

    En 1950 alors que j’habitais à Bressoux et attendait mon deuxième enfant j’ai reçu une convocation pour me rendre a la maison communale (en dehors des heures d’ouverture et sans prèciser le motif)
    Quand j’y suis arrivée, quelques personnes m’attendaient …avec un bouquet de fleurs et le vin d’honneur pour me remettre une médaille des “Ailes Brisées” en reconnaissance pour avoir aider les aviateurs alliés.

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    Je viens de faire un copier-coller de a petite histoire personnelle que j’avais écrit a la demande de mon petit-fils. Vu que dans ma petite histoire j’ai eu le plaisir de croiser celle de la famille Hambursin. Famille que je n’oublierai jamais.

  8. Jean SACRE

    En vous espérant en parfaite santé, chère Madame Tasset, mille MERCIS pour vos souvenirs, compléments d’informations et … corrections humoristiques ! relatifs à cette émouvante chronique familiale. Un souhait: que le tome premier contant cette belle famille soit aussi consultable sur BA. Son intérêt dépasse largement le cadre grand-andennais et sa diffusion ne pourrait que renforcer la valeur de BA.
    Quant au contenu de “Feuilles Mortes” méditons-le en ces temps de déjà vu !!

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